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Vidéo de la semaine : M. Gabriel à la maison

By Greggory Clark and André Shymanski on May 6, 2020

Gabriel Marchand-Hébert, enseignant d’arts et d’éducation physique à l’École élémentaire publique Ottawa-Ouest, a réalisé une série de vidéos qu’il diffuse sur YouTube pour aider ses élèves à poursuivre leur éducation durant la quarantaine.

Selon Marchand-Hébert, qui est mieux connu par ses élèves comme “M. Gabriel,” l’audience cible pour ses vidéos sont les étudiants de la 3e à la 7e année. Ses vidéos sont d’une tel qualité qu’ont les dirait réalisé par un professionnel. Sans hésitations, on les recommande aux parents et éducateurs à la recherche de contenu éducatif francophone pour les enfants.

“J’ai eu énormément de rétroaction positive de la part de mes collègues, ce qui était très encourageant. Ce fut aussi un grand plaisir de recevoir des photos d’élèves qui complétaient les activités que je propose dans les épisodes,” dit Marchand-Hébert. “Dans leur plan, le gouvernement n’a rien spécifié pour les enseignants d’arts et d’éducation physique. Ça ne m’intéressait pas de simplement trouver des ressources en ligne et de les envoyer aux parents. J’ai donc décidé de jumeler deux de mes passions (les multimédias et la pédagogie) pour créer quelque chose d’intéressant pour les jeunes.”

Ça ne m’intéressait pas de simplement trouver des ressources en ligne et de les envoyer aux parents.

Chaque vidéo dure entre 10 et 15 minutes et comprend, entre autre, un playlist de musique francophone, une mini-leçon d’arts visuelles, un défi d’ingénierie et un segment éducation physique. Le tout est filmé et réalisé par Marchand-Hébert, qui paraît bien à l’aise dans son nouveau rôle de vedette YouTube.

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Marchand-Hébert note que les jeunes sont bien comfortable avec la technologie et que plusieurs d’entre eux apprennent mieux lorsqu’on leur présente de nouveaux concepts de manière visuelle ou tactile. Pour cette raison, il est d’avis que ce genre de vidéos éducatifs ont un énorme potentiel (et pas seulement durant une pandémie globale). “Ce n’est pas comme une leçon que tu fais devant un groupe. Tu peux parfaire le tout en terme de vocabulaire, imagerie, explication et exemple,” dit Marchand-Hébert. “Après le visionnement, ils sont motivés et veulent passer à l’action directement.”

Les parents et les éducateurs francophones sont bien au courant qu’il est parfois difficile de trouver de bons vidéos éducatifs en français. De plus, ce n’est pas tous les enseignants qui sont en mesure de réaliser des vidéos qui sont à la fois captivant pour les jeunes et valable au plan pédagogique. “La difficulté c’est que ça prend beaucoup de temps à créer et, en temps normal, nous n’avons pas ce luxe en tant qu’enseignants.” Marchand-Hébert estime que la préparation, la production et le montage pour chaque épisode requiert environ 30 à 45 heures de son temps.

“J’espère peut-être un jour pouvoir réaliser ce genre de projet avec une équipe à temps plein—un genre de mélange entre M. Rogers, M. Dressup et Sesame Street. Quelque chose de moderne et ciblé à la francophonie canadienne.”


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