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La juste valeur de Marie-Pierre Arthur

By Sous-Sol 819 on May 18, 2016

Article de Myriam Bourdeau

C’est armée de sa guitare basse que Marie-Pierre Arthur, auteure-compositrice-interprète, s’arrêtera à Ottawa ce jeudi 19 mai. Elle offrira sa voix mélancolique et brumeuse lors d’une représentation au CNA qui promet de réjouir les amateurs de folk et d’indie-pop de la région. Rencontre avec cette artiste qui a oeuvré dans l’ombre des grands de la scène musicale francophone avant de se tailler une place à sa juste valeur.

SS819: Tu viens d’une famille de musiciens. Comment ton entourage a-t-il contribué à ton cheminement en tant qu’artiste?

MPA: Ils m’ont formés. Mes bases, ma technique, mon experience de scène, tout vient de là. Après, restait à penser par moi même en grandissant.  Encore là, chacune de mes rencontres m’ont fait avancer, changer évoluer.

SS819: Comment la basse est-elle devenue ton instrument de prédilection?

MPA: Par mimétisme dans mon cas. Dans mon petit village où presque tout l’monde jouait de la musique, les filles se ramassaient à jouer la basse …. Un instrument moins flasheux …. Les ti gars voulaient jouer la guitare, faire des solos…. Mais du plus loin que je me souvienne, je rêvais d’etre une bassiste. De jouer avec les meilleurs artistes. Je savais sans le savoir que ça serait ma vie.

SS819: Comment tes ambitions se sont-ils concrétisés avant la parution de ton premier album?

MPA: J’ai toujours aimé la musique. Jouer de la musique en gang. J’ai quitté la Gaspésie pour aller étudier à Saint-Laurent, j’ai été musicienne pour plusieurs artistes et un jour j’ai eu le goût de chanter. Parce que j’avais le goût de chanter plus, j’ai décidé de faire des chansons et de les défendre sur scène. C’était un gros move, insécurisant… je ne dirais pas que j’avais des ambitions, plutôt des visions différentes d’avant. J’avais quelques choses à essayer, à travailler… Je ne pouvais plus continuer sans aller voir un peu a l’intérieur de moi… Explorer …..

SS819: Ton premier album, qui porte ton nom, a réussi à te propulser sur la scène musicale avec succès. C’est par la suite avec un deuxième album, Aux Alentour, que tu remportes un prix Félix-Leclerc pendant les FrancoFolies de Montréal. Comment ton troisième album  se distingue-t-il des deux précédents?

MPA: Dans le temps. Tout comme les deux premiers se distinguent l’un de l’autre.  Trois ans plus tard, d’autres influences ; l’envie de me rappeler des souvenirs d’enfances en jouant tout de meme du rock. Des mélodies cheesy avec rythmes plus sexy et des formes des moments d’impro … J’ai fait ce que j’étais exactement au moment où je l’ai fait.

SS819: Tu as eu la chance de travailler avec plusieurs artistes de renom, dont Louis-Jean Cormier, Ariane Moffatt et Karkwa. Quels autres artistes t’inspirent? Quelles collaborations futures aimerais-tu voir naître?

MPA: Je ne souhaite personne d’avance mais j’espère encore et souvent rencontrer des musiciens que je n’ai pas vu venir et qui me transformeront. Tout comme pour Ariane et Louis-Jean, j’espère que le hasard continuera à être de mon bord.

SS819: À quoi peuvent s’attendre les spectateurs qui t’accueilleront à Ottawa le 19 mai?

MPA: Je suis une fille de band et j’aime les musiciens avec qui je joue, j’aime leur style, leur façon de jouer, je les trouve bons! En show j’ai du gros fun avec ma gang! On se connait bien, la machine est bien huilée… on se permet de jammer, de se faire tripper et j’espère que ça fait tripper le monde dans la salle. On ne refait pas l’album sur scène, on va plus loin. Il y a plus de liberté et d’intensité… on fait durer ça un peu!

C’est donc avec impatience que la capitale anticipe l’arrivée de Marie-Pierre Arthur. Si l’aurore, son dernier opus, paraîssait en février l’année dernière: elle a donc eu l’occasion, avec ces complices, de maitriser chaque mélodie. Les initiés pourront la redécouvrir à travers de nouvelles sonorités et les curieux auront la chance d’admirer son savoir-faire. À ne pas manquer!

Marie-Pierre Arthur, Studio du CNA le jeudi 19 mai, 20h