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DAÏMÔN : Performances passées, en cours et à venir

By Sous-Sol 819 on October 23, 2017

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Par Hamdi Souissi

En 1905, George E. Hanson inaugurait une manufacture de lainage sans se douter, qu’un siècle plus tard, elle deviendrait un terreau de germination artistique pour la région. L’édifice, répondant désormais au nom de La Filature, accueille, depuis les années 80, les différents projets des centres AXENÉO7 et DAÏMÔN. Même si l’on ne présente plus le rôle et la contribution de ces espaces à la création artistique locale, cela n’empêche pas de retourner voir ce qui s’y trame. C’est donc dans le cadre de la programmation de DAÏMÔN que se déroulait, le 21 octobre dernier, un programme-double réunissant une performance d’Adam Bassanta et du projet Jane / KIN (constitué de la chanteuse-saxophoniste Ida Toninato et de la bruiteuse  Ana Dall’Ara-Majek).

Quotidien, environnement et transformation

Quoique différentes, les deux performances présentent des points communs entre elles, ce qui semble inévitable considérant l’approche soutenue par DAÏMÔN à travers une subtile direction artistique. Après tout, le centre propose un espace de création et d’expérimentation où l’interaction directe comme indirecte fait partie du processus. Lors de leurs performances, les artistes utilisaient des objets du quotidien (bocaux, ustensiles, légumes) dont les sons se transformaient en musique à l’aide d’outils technologiques configurés et personnalisés par les artistes. Les performances en question peuvent (re)visionnées ici : http://bit.ly/2h3WUuq et ici : http://bit.ly/2i0zw0f. Ces performances sont, en quelque sorte, le prolongement d’INTERSTICES, une série d’œuvres sonores diffusées cet été et qui exploraient également les sons de notre environnement pour les remodeler.

Tentative de cohérence en cours

Cette approche continuera son déploiement dans les prochains mois alors que pas plus tard que ce jeudi 26 octobre, La Filature et le centre DAÏMÔN accueilleront Serge Olivier Fokoua et le duo Geneviève et Matthieu dans le cadre d’une performance interdisciplinaire et multimédia où les interactions multiples semblent constituer le moteur. Dans une logique similaire, l’artiste Raymond Aubin conclura sa résidence ce 28 octobre, alors qu’il présente une œuvre interactive où le spectateur est invité, par l’intermédiaire d’une technologie de capture de mouvement, à échanger avec un environnement visuel et sonore. Bien entendu, l’impression de cohérence résulte du regard du spectateur et ce n’est qu’en se rendant sur les lieux de La Filature que chacun devrait y trouver ou non un fil conducteur…