Skip To Content
Jillian Vanstone et Félix Paquet dans Nijinsky Photo par Dylan Tedaldi.

À la rencontre du « Dieu de la Danse », Vaslav Nijinsky

By Sous-Sol 819 on January 21, 2018

Par Cindy Savard

Fort de sa réputation de danseur audacieux, complexe et troublé, Vaslav Nijinsky a grandement contribué à l’évolution de l’histoire de la danse au début des années 1900. De par la nature de son magnétisme érotique et de ses sauts prodigieux, Nijinsky a offert une nouvelle image du danseur masculin en repoussant constamment les limites du répertoire du ballet classique.

Qui de mieux placé qu’un spécialiste considéré comme une sommité mondiale en ce qui a trait à la vie et à l’œuvre de Nijinsky pour raviver son esprit dans un ballet qui s’annonce des plus mordants. Chorégraphe en chef et directeur artistique du Ballet de Hambourg, John Neumeier s’est avéré un choix judicieux pour relever ce défi et créer un ballet consacré à l’une des figures les plus emblématiques de l’histoire de la danse.

Présenté du 25 au 27 janvier prochains au Centre national des arts, Nijinsky, spectacle interprété par les danseurs du Ballet national du Canada mettra en vedette des artistes doués tels que Guillaume Côté qui interprètera rien de moins que le rôle de Vaslav Nijinsky. Il dansera aux côtés de sa vraie femme, Heather Ogden, qui elle interprètera le rôle de Ramola, la femme de Nijinsky. Autre danseur prolifique, Félix Paquet, second soliste a été sélectionné pour interpréter deux des rôles que le vrai Vaslav Nijinsky a créés avec les Ballets russes, l’esclave dans Schéhérazade (1910) et Le faune dans L’Après-midi d’un faune (1912).

« Avec ce personnage, Nijinsky a vraiment choqué le public avec son côté érotique et sensuel. Ce sont deux rôles difficiles à interpréter ! Il a vraiment fallu que je trouve comment être convaincant et surtout, que je crois en moi. Ces deux morceaux requièrent beaucoup de sex appeal, ce sont deux rôles vraiment sensuels et érotiques. » – Félix Paquet

Francesco Gabriele Frola, Svetlana Lunkina et Félix Paquet dans Nijinksy. Photo par Dylan Tedaldi.

Formé à l’École nationale de ballet du Canada, Félix Paquet a joint le Ballet national du Canada à titre d’apprenti en 2012 et a remporté le Prix d’artiste apprenti émergent de l’année en 2013. En 2017, il a été promu au poste de second soliste au sein du BNC.

« C’est vraiment un honneur de faire ce spectacle-là. Au cours des années je me suis développé dans le corps que je suis aujourd’hui. La directrice m’a vu et m’a choisi pour jouer ces rôles. J’ai vraiment dû combattre mes insécurités pour agir en tant que Nijinsky. Ce rôle a été bon pour moi dans ce milieu. J’ai dû apprendre à m’oublier. »

Divisé en deux actes, ce spectacle d’une durée de deux heures vingt avec entracte promet d’en foudroyer plusieurs et de parcourir la vie et les rôles d’un artiste réputé pour avoir révolutionné le ballet classique, un milieu aux coutumes plutôt conservatrices.

Ce ballet se termine sur l’ultime danse de Nijinsky intitulée La Guerre, l’un des moments forts révélés par Félix Paquet. Sur scène, 25 hommes s’affairent à reconstituer cette chorégraphie puissante où les prouesses sont particulièrement saisissantes. La fin de ce numéro culmine avec une exécution en chaîne de chaque personnage, le tout dans une ambiance musicale vibrante et sublime à la fois.

Émotions fortes garanties.


Nijinsky, une production du Ballet national du Canada les 25, 26 et 27 janvier à 20 h, à la Salle Southam du Centre national des Arts.